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Les articles, réflexions et informations de ce blog ont pour but de faire passer des messages, donner des avis, faire part d'expériences professionnelles, proposer des échanges, des réflexions et initier des discussions à propos de la santé physique et psychique de l'enfant. Ce blog se veut aussi lanceur d'alertes à propos d'éventuels dysfonctionnements de notre système de santé, il sera alors parfois dérangeant, bousculant le médicalement correct et les discours officiels bien huilés et aseptisés. Tous les intervenants le font bénévolement et n'ont aucun conflit d’intérêt avec l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire. Les textes publiés sur ce blog sont la propriété intellectuelle de leurs auteur(e)s. Leur publication ne saurait donc en aucun cas se faire sans leur autorisation. On peut accéder aux articles plus anciens, classés par ordre chronologique, en faisant défiler le contenu du cadre situé juste en dessous "EN REMONTANT LE TEMPS".

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7 février 2016

DONNEZ-MOI CE SEIN QUE JE SAURAI BOIRE



RENOIR (1886) Musée d'Orsay
L'homme appartient à la classe des mammifères qui par définition sont pourvus de mamelles. Depuis le début de l'humanité, le sein maternel a donc pour fonction naturelle de nourrir l'enfant que chaque mère a porté ("en son sein" dit-on même parfois). La pratique de cet allaitement maternel a connu au fil des siècles et des civilisations des fluctuations notamment en fonction de la place des femmes dans la société. Devant un déclin notable de cet allaitement vers la fin du XXème siècle, l'OMS et l'UNICEF ont activement relancé sa promotion, mettant en avant son importance vitale pour la santé des enfants des pays du Tiers monde. Outre ses qualités nutritionnelles, le lait maternel présente des avantages en matière de santé que l'on découvre au fil des années et des études qui sont lui sont consacrées. Une récente étude internationale de grande envergure [1] vient conforter sur le plan scientifique les bénéfices  multiples de ce mode d'alimentation idéal.

21 mars 2015

CANCER & IMMUNOTHERAPIE

                                      Je ne savais rien de William Coley jusqu'à ces derniers jours. J'ai découvert son existence en lisant un excellent article bref qui dit des choses passionnantes(1). Cet article de Renaud Maridet est intitulé "William B. Coley, le père de l’immunothérapie". Il est présenté ainsi: "Des chercheurs se penchent à nouveau sur l'intuition de ce chirurgien américain de la fin du XIXe siècle, qui avait vu dans les maladies infectieuses un moyen de stimuler le système immunitaire pour le lancer à l'assaut des cellules cancéreuses. Ce traitement avait obtenu de bons résultats, avant de tomber dans l'oubli."



31 janvier 2015

SOLEIL & CANCER


Une campagne de prévention des risques de cancers cutanés liés à l'exposition solaire des enfants
est entreprise par l’Institut National du Cancer. De nombreux médecins ont reçu une affichette " Protégez-le du soleil, vous le protégerez du cancer " et quatre moyens sont proposés: casquette, lunettes, tee-shirts, et crème solaire. Ces quatre moyens sont réunis sous l'appellation " le bouclier anti cancer".


7 décembre 2014

LES ENFANTS N'AIMENT PAS LES PESTICIDES


Notre société moderne, en quête permanente de productivité, a fait une large part aux pesticides, tant en agriculture que dans nos maisons. Les pesticides sont des produits chimiques destinés à lutter contre les parasites animaux et végétaux. Ils regroupent les produits phytopharmaceutiques à usage agricole (insecticides, herbicides, fongicides...), des biocides (utilisés notamment dans les habitations), les antiparasitaires vétérinaires (produits antipuces) et humains (anti-poux, anti-scabieux). 



16 juin 2013

QU'EST-CE QU'UNE MALADIE GRAVE ?


Aussi surprenant que cela  paraisse il n'existe pas de définition précise de ce qu'est une maladie grave. Lorsqu'un malade va voir un médecin il a souvent envie de savoir si ce qu'il a est ou n'est pas grave. On pourrait penser que, de ce fait, le dialogue entre le malade et le  médecin comporte des données  précises sur cette question du degré de gravité. Nous  verrons qu'il n'en est rien et nous essaierons de comprendre pourquoi il en est ainsi.



8 mai 2013

Dr DELEPINE, UNE ONCOLOGUE QUI N'EN PEUT PLUS


Le Dr Nicole DELEPINE est Pédiatre Oncologue, responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital Universitaire Raymond Poincaré à Garches. Elle vient de rédiger, en date du 1.05.2013, une lettre ouverte au Ministre de la Santé. Elle veut ainsi dénoncer les dérives et dysfonctionnements de plus en plus criants de l'hopital public d'aujourd'hui qui est devenu un lieu étouffé par les contraintes administratives et qui a pour but premier d'être désormais une source de rentabilité à tout prix, plutôt que de veiller à la qualité des soins et cultiver l'empathie pour le patient. Sa colère et son découragement la poussent à utiliser des termes parfois excessifs mais son regard lucide et son expérience provoquent la refléxion sur l'avenir de l'hopital public. Le Dr DELEPINE se bat, depuis 25 ans, pour améliorer les prises en charge des jeunes malades atteints de cancer. Son fonctionnement atypique et son franc parler lui ont valu bien des soucis lors de sa carrière hospitalière. Elle vient de publier un dernier ouvrage "Le Cancer, un fléau qui rapporte"  (Ed . Michalon, 14 Février 2013). Pour plus de détails, consulter son site officiel  


7 mai 2013

COMME ON NOUS PARLE



Le langage médical n’est pas le même selon qu’un médecin parle à un autre médecin ou qu’il parle à un malade ou au proche d'un malade. Il n’est pas le même, non plus, lorsque des gens qui ne sont pas médecins parlent entre eux de leurs problèmes de santé ou lorsqu'ils en parlent à leurs médecins. Le langage est par  ailleurs différent selon qu’il est écrit ou parlé. Il existe enfin des différences notables entre le discours médical écrit des articles et publications médicales et les écrits des forums médicaux.

12 avril 2013

CANCER DE L'ENFANT ET ENVIRONNEMENT





Les  cancers chez l’enfant, ou tout au moins certaines formes de cancers, augmentent-ils de fréquence ?

Certains médias grand public affirment que oui et citent des  facteurs environnementaux (dioxine, pesticides, radiations électro-magnétiques…)
Les livres médicaux et l’enseignement en faculté sont par contre plus réservés.


9 février 2013

L'ASPARTAM EST AU PLUS MAL


L’aspartame est un édulcorant artificiel découvert par hasard, en 1965, par J. Schlatter, chimiste de la société Searle. Cette molécule est l’association de deux acides aminés naturels, l'acide L-aspartique et la L-phénylalanine (sous forme d'ester méthylique, c'est-à-dire dérivant du méthanol). Après ingestion, l'aspartame s'hydrolyse en acide aspartique, phénylalanine et méthanol. Une dégradation plus poussée produit du formaldéhyde, de l'acide formique et une dioxopipérazine. L'aspartame a un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. Il est donc utilisé pour édulcorer les boissons et aliments à faible apport calorique ainsi que des médicaments. Cet additif alimentaire est aussi utilisé comme substitut du sucre sous forme de sucrettes ou de poudre blanche (en boîte ou sachet) contenant environ 3 % d’aspartame (code E951).



Une première controverse apparaît dès la commercialisation de l’aspartame. Après une première autorisation de mise sur le marché par la FDA (Food and Drugs Administration) américaine en 1974, celle-ci suspend son accord l’année suivante à la suite de doutes sur le sérieux des études toxicologiques présentées par le laboratoire Searle et agrémente ce refus d’une procédure pénale. La nomination, en juin 1977, à la présidence du groupe Searle de Donald Rumsfeld, ancien secrétaire de la Maison Blanche, va débloquer la situation. Le procureur chargé de l'enquête pénale démissionne de ses fonctions et rejoint le cabinet d'avocats de Searle. Le Président Reagan nomme à la tête de la FDA un ancien chercheur du Pentagone, A.H. Hayes, qui autorise en juillet 1981, contre l'avis du comité scientifique, la mise sur le marché de l'aspartame, commercialisé sous l’appellation de «NutraSweet». La même année, l’OMS et son comité d’experts suivent le mouvement en donnant un blanc-seing à l’additif. La commission européenne pour les aliments humains lui emboîte aussitôt le pas. Le succès de l’aspartame est grandissant dans un pays où l’épidémie d’obésité débute. Les bénéfices engrangés attirent les géants de l’alimentaire. La société Monsanto fait l'acquisition en 1985 de Searle que son président Rumsfeld quitte avec un joli «parachute doré» [1].

L'aspartame est autorisé en France en 1988 et son utilisation en tant qu'édulcorant est harmonisée par l'Union Européenne en 1994. Le succès est total, l'aspartame devient l'édulcorant le plus fréquemment employé dans le monde. Cette réussite est liée à son pouvoir très sucrant apportant de plus très peu de calories pour obtenir la même sensation sucrée avec un prix de revient minime. En Europe, la concentration maxima autorisée d’aspartame est de 0,6 g/kg dans les boissons et aliments et 3 g/kg dans les compléments alimentaires. La DJA (dose journalière admissible) a été copiée-collée sur les chiffres de la FDA, à 40 mg/kilo de poids corporel (dose massive qui correspondrait pour un adulte à une vingtaine de canettes de boisson «light» par jour).

Une seconde controverse s’est fait jour à propos de l’innocuité de l’aspartame lorsqu’une équipe italienne a présenté en 2005 une étude semblant montrer un excès de leucémies et de lymphomes chez le rat femelle, dose-dépendant de l’édulcorant [2]. En 2010, la même équipe récidive avec une autre étude également alarmante paraissant démontrer que l’exposition à de hautes doses d’aspartame chez les souris induisait des tumeurs au foie ou du poumon uniquement chez les mâles [3].Ces études de toxicologie animale ont été aussitôt critiquées par des agences de sécurité sanitaire européenne (EFSA) et française (ANSES, ex-AFSSA) notamment pour leurs méthodologies[4].

Pourtant, une étude récente d'octobre 2012 [14] portant sur deux vastes cohortes de la population étatsuniennne vient confirmer ce risque d’hémopathies chez l'homme qui consomme plus d'une boisson par jour contenant de l'aspartame. Il existe une augmentation significative du risque de lymphome (RR=1,31) et de myélome (RR= 2,02) chez le sujet de sexe masculin alors qu'il n'est pas retrouvé chez la femme. En ce qui concerne le risque de leucémie,  il n'est pas significatif pour les cohortes étudiant séparément les hommes et les femmes du fait d'une puissance statistique insuffisante. Il le devient par contre en mélangeant les deux sexes (RR=1,42 soit un risque relatif de + 42%).

Une étude argentine [18] montre que le risque de cancer des voies urinaires augmente avec la durée de consommation de boissons light (risque doublé après ajustement sur l’âge, le genre, l’IMC, le statut social et le tabagisme)

Une autre grande étude épidémiologique (sur une cohorte d’environ 60.000 femmes enceintes) menée au Danemark était déjà venue semer encore plus le trouble en 2010 sur un tout autre risque [5]. Les auteurs découvrent que la consommation régulière de boissons gazeuses aux édulcorants augmenterait les risques de naissance prématurée. La comparaison avec une cohorte de femmes ne consommant que des boissons sucrées sans édulcorants ne montre pas ce risque similaire. Une seconde étude [13] basée sur une cohorte d'environ 60.000 femmes enceintes Norvégiennes confirme l’implication des boissons avec édulcorants dans le risque d’accouchement prématuré, mais incrimine aussi les boissons industrielles sucrées. L’eau, décidément, est bien la seule boisson à conseiller aux femmes enceintes !


Les agences officielles de sécurité alimentaire sont bien sûr à nouveau sollicitées. L’EFSA, en lien avec l’agence française, l’ANSES, reprennent ces études et diffèrent leurs recommandations en attendant le résultat d’équipes de travail mises en place pour l’occasion [6]. La polémique enfle lorsque le Dr Laurent Chevallier, au nom du RES (Réseau Environnement Santé), interpelle H. Kenigswald, responsable de l’unité des additifs alimentaires de l’EFSA. Il lui est demandé de démontrer le caractère scientifique des études initiales sur lesquelles se basait l’autorisation de commercialisation de l’aspartame aux USA.  Stupeur, l’EFSA n’a jamais eu ces fameuses études ou en tout cas ne les a jamais lues… Les industriels finissent par les fournir en juillet 2011. On s’aperçoit alors qu’elles n’avaient jamais été publiées dans des revues scientifiques, leur ôtant donc toute crédibilité. La découverte de conflits d’intérêts d’une bonne moitié des experts de la commission additifs alimentaires de l’EFSA [7] vient encore plus décrédibiliser les atermoiements des dits experts. Des associations de l’environnement et des parlementaires [8] réclament publiquement aux autorités sanitaires d'invalider la DJA actuelle. Leurs responsables appellent le public à la plus grande prudence, notamment les femmes enceintes puisque "La dose journalière admissible de cet édulcorant repose sur des études non publiées et de qualité douteuse".

Pour J.F. Narbonne, professeur de toxicologie alimentaire à l’université de Bordeaux, l’enquête danoise est un élément à charge important dans "une barque déjà chargée". Le toxicologue, explique dans une interview que les tests officiels d’homologation sont obsolètes, et il appelle d’ores et déjà les Français à cesser leur consommation d’aspartame[12].

A la demande de la Commission européenne, et sous la pression de la médiatisation [9] des doutes concernant l’innocuité de l’aspartame, l’EFSA a avancé la révision des risques liés à l’aspartame, initialement prévue pour 2020. L’ANSES de son côté a décidé de mettre en place un groupe de travail chargé d’évaluer les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants intenses. Une première marche vient d’être franchie puisqu’un communiqué du 18 juin 2012 de l’Agence[10] conclue à "l’absence de bénéfices nutritionnels à consommer ces produits chez la femme enceinte"

Cet avis de l'agence française va devoir sérieusement prendre en compte une dernière étude épidémiologique française INSERM [15] de février 2013, portant sur une cohorte de 66.188 femmes, adhérentes de la MGEN (Mutuelle générale de l’éducation nationale), nées entre 1925 et 1950 et suivies sur 14 ans. Seulement 20 % d’entre elles avaient consommé des boissons "light" contenant des édulcorants. A quantité consommée égale, le risque de développer un diabète de type 2 est de 130 % pour 1,5 litre/semaine (5 canettes) par rapport aux non consommatrices. Ce risque n'est accru que de 50 % dans le cas d'un niveau de consommation équivalent de boissons sucrées au saccharose.  Seule l'absorption de jus de fruits naturels, sans sucres ajoutés, ne présentent pas d’association avec le risque de diabète.

Un mécanisme possible serait que le cerveau, leurré par le goût sucré des édulcorants, enclenche la sécrétion d'insuline qui fait baisser le taux de glycémie, à tort puisqu'il n'y a pas eu d'apport de sucres. Cette baisse artificielle pourrait favoriser la prise ultérieure de sucres pour compenser.

L'avis définitif de l'EFSA sur d’éventuels effets toxicologiques est programmée pour fin 2013. La publication de ces travaux tombe à un mauvais moment pour l'autorité européenne de sécurité des aliments. Celle-ci vient de rendre publique, en janvier 2013, sa version préliminaire de sa première évaluation complète des risques présentés par l'aspartame qui serait sans danger selon elle... Ses experts devront peut-être réviser leur copie et intégrer dans leurs données celles des scientifiques de l'INSERM. La barque déjà bien chargée de l’aspartame risquerait de finir par couler pour de bon...

Eh bien non finalement, les Dieux des édulcorants ont permis en décembre 2013 aux experts de l'agence européenne de sécurité alimentaire [16] d'innocenter ce bon vieil aspartam mais toujours sous les huées des associations. Le réseau du RES se montre en partculier mécontent de cet avis final, se demandant dans un communiqué «combien de temps la fraude va encore durer» [17]. Il est rappelé que la DJA (dose journalière admissible) continue de reposer sur des rapports anciens issus de l’industrie et qui n’ont jamais été publiés, donc sans aucune valeur scientifique. Le rapport continue d’écarter des études épidémiologiques hmaines dérangeantes sasn raison ou des motifs futiles. Plus graves des conflits d'intérêts sérieux et des pratiques ahurissantes viennent entacher ce rapport de l'EFSA, comme on l'a découvert dans un reportage télévisé [19] présenté justement à la même période.  


Info-publicité sur l'aspartame
Il est d'ailleurs primordial que le corps médical et le grand public puissent enfin être informés objectivement et complètement. On ne peut que souligner à ce propos le défaut d'information, laissant le champ libre à une propagande du lobby industriel des sucriers (ISA ou association internationale pour les édulcorants) sous forme de publicités avec la participation de quelques médecins, experts auto-proclamés, dont les conflits d’intérêts ne sont pas tout à fait nuls. Tout est bon pour ce lobby très puissant pour innocenter le chef de file d es édulcorants.  "Lorsque les études sont menées sur des animaux et qu'elles trouvent des effets délétères, les industriels disent qu'elles ne sont pas transposables à l'homme. Et quand ce sont des études épidémiologiques qui trouvent de tels effets sur l'homme, les industriels demandent à ce qu'elles soient refaites avant que l'on puisse tirer des conclusions..." Dr. Laurent Chevallier, nutritionniste du RES.


Les conclusions biaisées de l'EFSA ne sauraient être couvertes par les autorités françaises en la matière, l'ANSES. En attendant ces résultats officiels, il parait sage de se souvenir du rapport bénéfice-risque du produit. L’aspartame cumule des risques, suscite des alertes médicales et ne présente pas de bénéfice réel pour le consommateur en termes de contrôle de poids selon diverses études épidémiologique que ce soit chez l'adulte ou chez l'enfant [11]. L’intérêt de l’aspartame dans la prise en charge d’un diabète est également contestable. Ceci est particulièrement vrai chez la femme enceinte, comme le souligne l’ANSES, alors que parallèlement un risque de prématurité est fortement soupçonné. Le risque parait donc l’emporter actuellement nettement sur un quelconque bénéfice.


Dr. Dominique LE HOUEZEC



[1] «Winter comes for a Beltway lion; Rumsfeld rose and fell with his conviction intact», Chicago Tribune, 12-11-2006, p. 17.
[2] Soffritti M, Belpoggi F, Degli Esposti D, Lambertini L, « Aspartame induces lymphomas and leukaemias in rats », Eur. J. Oncol., 2005; 10, 2 : 107-116 
[3] Soffritti M, Belpoggi F, Manservigi M, Tibaldi E, Lauriola M, Falcioni L, Bua L . “Aspartame administered in feed, beginning prenatally through life span, induces cancers of the liver and lung in male Swiss mice”. Am. J. Ind. Med. 2010. 53: 1197-1206 
[4] Opinion of the Scientific Panel on Food Additives, Flavourings, processing Aids and Materials in contact with Food (AFC) on a request from the Commission related to a new long-term carcinogenicity study on aspartame. The EFSA Journal (2006) 356, 1-44
[5] Halldorsson T, Strøm M, Petersen S.B, Olsen S. F. “Intake of artificially sweetened soft drinks and risk of preterm delivery: a prospective cohort study in 59,334 Danish pregnant women”. Am J Clin Nutr 2010 ; 92, 3: 626-633 
[6] L’EFSA examine deux publications relatives à la sécurité des édulcorants artificiels 28 février 2011
[7] Exposed: conflicts of interest among EFSA’s experts on food additives Corporate Europe Observatory. June 15, 2011
[8] RES- Générations futures  : "L’aspartam , un nouveau dysfonctionnement du sytème de sécurité sanitaire" Conférence de Presse 29 juin 2011
[9] M.M. ROBIN “Notre poison quotidien” 
[10] Note d’étape de l’ANSES saisine n°2011-SA-0161 
[11] Brown R.J. De Banate M.A, Rother K.I. Artificial Sweeteners: A systematic review of metabolic effects in Youth. Int J Pediatr Obes. 2010; 5, 4 :305–312.
[12] Narbonne J.F. : “Arrêtez de consommer de l’aspartame” France-Soir 17.1.2011
[13] Englund-Ögge L and all. Association between intake of artificially sweetened and sugar-sweetened beverages and preterm delivery: a large prospective cohort study. Am J Clin Nutr. 2012;96(3):552-9
[14] Schernhammer E.S and all. Consuption of artificial sweetener-and sugar- containing soda and risk of lymphome and leukemia in men and women. Am. J. Clin. Nutr. 2012 Oct 24
[15] Fagherazzi G.Consumption of artificially and sugar-sweetened beverages and incident type 2 diabetes in the Etude Epidémiologique aupres des femmes de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale–European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition cohort. Am J Clin Nutr 2013 Janv 30 doi: 10.3945/ajcn.112.050997.
[16] EFSA.  Scientific Opinion on the re-evaluation of aspartame (E 951) as a food additive.EFSA Journal 2013;11(12):3496
[17] RES. Communiqué de presse (10 déc 2013) – Aspartame et EFSA : combien de temps la fraude va t’elle encore durer?
[18] Andreatta MM, Muñoz SE, Lantieri MJ, Eynard AR, Navarro A. Artificial sweetener consumption and urinary tract tumors in Cordoba, Argentina. Prev Med. 2008 Jul;47(1):136-9.
[19] FRANCE 2. Envoyé spécial. 19.12.2013 "Conflits d'intérêts - Les liaisons dangereuses" (Voir à partir de 49 mn )